Si vous voulez vraiment connaître quelqu’un, alors la seule solution est de regarder au plus profond de soi.

Secoué par le film de Ryûsuke Hamaguchi et j’en suis le premier surpris dans la mesure où le film coche absolument toutes les cases du bingo « déplaira à Charles-Edouard ». Lent, presque contemplatif, sans compromis, parfois refusant l’explication, Drive my Car semble être une compilation de ce que je déteste au cinéma, des travers du film Art et Essai.
Mais il a un avantage extraordinaire : il est d’une clarté, d’une légibilité, et d’une rigueur qui le rendent hypnotique. En refusant de nous prendre par la main et en imposant son rythme, Hamaguchi réussit un coup de maître : il nous oblige. Il nous oblige à ralentir, à nous questionner, à observer, à être plus attentif ou attentive et petit à petit, il nous rend enquêteur-euse-s du film.
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